© 2019 par Arbre et Agriculture en Aquitaine.

L’arbre est très précieux dans nos paysages agricoles , il rend de nombreux services depuis la nuit des temps.


Il a été souvent associé à l’animal dans les différents types d'élevage (bovin, ovin, porcin, de volaille,...).

L'homme a depuis longtemps créé divers systèmes agroforestiers (maraîchage, grandes cultures, vignes,...)

Des nouvelles idées apparaissent. Si les formes modernes d'agroforesterie peuvent surprendre, elles se veulent adaptées à l’agriculture contemporaine et à son évolution. 

L'homme a détruit de nombreux bocages, arraché des kilomètres de haies et coupé quantité d'arbres hors forêt (années 50-60), pour faciliter le travail mécanique et diminuer l'entretien, mais aussi par ignorance des conséquences que cette destruction a engendré par la suite. Les dégâts sont considérables. Aujourd'hui, la prise de conscience ayant eu lieu, nous entrons dans une période de restauration à laquelle il important de participer massivement...

 


​​

  • AUGMENTE LE RENDEMENT GLOBAL D'UNE PARCELLE 


          L’association arbre-culture augmente le rendement global de la parcelle convertie en agroforesterie. 
Il a été calculé que le             rendement global d'une parcelle agroforestière est supérieur de 20 à 30% aux cultures/forêt séparées. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • EMBELLIT LES PAYSAGES, AUGMENTE L'ATTRACTIVITÉ DU TERRITOIRE, CREE DES BIOTOPES 

         Tant au niveau paysager, qu’au niveau de la biodiversité, l’agroforesterie a un rôle important à jouer.
 Les arbres, bosquets,            haies sont autant de biotopes favorables à la biodiversité: faune, flore, pollinisateurs, auxiliaires de cultures... En outre,                  ils contribuent  à l’attractivité du territoire, à la beauté de l'environnement et au bien-être de chacun.

  • REGENERE ET PROTEGE LES SOLS, PRESERVE L'EAU

         Par leurs racines et leurs branchages, les arbres dans les parcelles stabilisent les sols et réduisent l’érosion, ils améliorent la          gestion hydrique des parcelles (création d'un microclimat favorable à l'agriculture).

         Que ce soit sous forme de feuilles, racines ou BRF, l’arbre fixe le carbone atmosphérique et le restitue au sol. 

         C'est un puits de carbone efficace qui contribue à diminuer la quantité de CO2 atmosphérique, luttant ainsi contre le                      réchauffement climatique. L'apport de carbone au sol favorise la vie de ce dernier. 

       

         L’arbre va se nourrir des surplus d'intrants. Il en profitera pour se développer et luttera par la même occasion contre la                  contamination des nappes phréatiques et des cours d’eau. Une partie de l’eau de ruissellement est également captée par              les racines des arbres. 


       

 

  • DIVERSIFIE LA PRODUCTION DES AGRICULTEURS

         L’agroforesterie ouvre l'exploitation à de nouvelles formes de production: Bois d'oeuvre ou de chauffage, bois énergie,                    fourrage, fruits, extraits végétaux,...... Ces nouvelles productions peuvent engendrer des revenus non-négligeables.

        

Un projet agroforestier dépendra directement du projet agricole prévu. En effet, l’activité agricole associée va déterminer le choix des essences, de l’espacement et de la conduite des arbres choisis. 

 

  • PLANTER EN AGROFORESTERIE 

       Lors de la réception des plants, il est important de repérer les défauts de ceux-ci.

       Un travail du sol adapté et de bonnes pratiques (tel que le pralinage des racines) devront être réalisés lors de la plantation          des arbres. Ceci favorisera leur reprise.

       Un arbre a besoin d'être protégé pour pousser... Des protections adéquates sont à prévoir pour lutter contre les dégâts              occasionnés par le gibier, la sécheresse ou la pression des adventices.

 

       

    La bonne croissance d’un arbre dépend :

  • des conditions stationnelles (sol, climat etc.), d’où l’importance de bien choisir l’essence adaptée au milieu,

  • de la plantation dans un sol travaillé en profondeur pour faciliter la prospection des racines du jeune plant,

  • du paillage efficace maintenu autour du jeune plant pour garder l’humidité et empêcher la concurrence avec l’herbe,

  • De la protection adaptée pour protéger le plant des attaques des cervidés, lapins ou animaux d’élevage.

  • GESTION ET ENTRETIEN DES ARBRES ET DES ABORDS 

        Gérer la bande sur laquelle les arbres sont plantés est un point important, plusieurs techniques existent. L’objectif est de           choisir une technique en fonction des envies et des sensibilités du porteur de projet. 


        Plusieurs modes de gestion sont possibles avec généralement pour finalité la production de bois-énergie ou de bois                     d’oeuvre.

        Afin d’obtenir un bois de haute qualité, il faut réaliser régulièrement des opérations de suivis / tailles / élagage. 

  • QUELS ARBRES CHOISIR EN AGROFORESTERIE ? 

       Il existe une liste des essences éligibles aux aides de la région. A partir de celle-ci, il est judicieux de dresser un éventail des        essences qui s’adapteront au mieux au type de sol sur lesquelles elles seront plantées. Le choix des essences est ensuite            arrêté avec le porteur de projet selon ses desiderata: Création de bois d’oeuvre, de bois énergie ou de fourrage                              supplémentaire, création de biotope pour favoriser la biodiversité, les pollinisateurs, les auxilliaires de cultures...

  • AGROFORESTERIE ET MACHINISME 

        Tant en largeur, qu’en hauteur et en profondeur, l’implantation de l’arbre doit être bien pensé et sa croissance maîtrisée             afin de gêner le moins possible les machines agricoles. Celles-ci peuvent d'ailleurs contribuer à faciliter les tâches                         d'exploitation et de récolte. 

Sources:

ELGER ROBERT. Agroforesterie, Les jardins oasis. Rustica éditions, 2016. P173. 

DUPRAZ CHRISTIAN et LIAGRE FABIEN, Agroforesterie, Des arbres et des cultures. Editions France Agricole, 2011, P432.

de CARNE CARNAVALET Christian, Biologie du sol et agriculture durable. Editions France Agricole, 2015, P 255.